MYTHE 1

<< LES CELLULES SOUCHES DU SANG DE CORDON OMBILICAL PEUVENT ÊTRE CONSERVÉES ENTRE 15 À 18 ANS >>

RÉALITÉ 
* Selon certains parents, le sang de cordon ombilical peut être conservé jusqu’à 18 ans seulement. La plus longue étude réalisée jusqu’à ce jour a démontré qu’après 22.5 ans de cryoconservation il n’y avait pas de pertes importantes de la capacité de repopulation ou de prolifération des cellules souches. (Broxmeyer H et autres, 2011)

* Étant donné que la conservation, dans une banque de sang de cordon ombilical, n’existe que depuis ~25 ans, il n’y a aucune donnée scientifique qui prouve qu’elle peut être viable sur une période plus longue. Toutefois, selon la plupart des scientifiques, ces cellules peuvent être conservées indéfiniment, parce que :
a. Les cellules souches du sang de cordon ombilical sont conservées à des températures de moins 190 degrés centigrades où cesse toute activité biologique
b. D’autres types de cellules et le sperme sont conservés depuis des dizaines d’années et restent viables une fois décongelés.
MYTHE 2

<< SI JE CONSERVE POUR UN ENFANT, JE N’AI PAS BESOIN DE LE FAIRE AUSSI POUR UN AUTRE >>

RÉALITÉ 
*Il est préférable d’entreposer les cellules souches du sang de cordon pour chaque enfant. Celles-ci peuvent traiter soit l’enfant ou les membres de la famille. D’habitude les parents conservent le sang ombilical de tous leurs enfants en vue d’augmenter la probabilité d’avoir un échantillon compatible pour chaque membre de la famille. Une personne peut utiliser son propre échantillon pour traiter une maladie produite par des facteurs environnementaux et qui n’a pas d’étiologie génétique. Cependant, à l’heure actuelle, la majorité des greffes de sang ombilical utilisent un échantillon provenant d’une autre personne. Plusieurs maladies traitées par le sang ombilical sont de nature génétique, donc le sang ombilical ne peut pas être utilisé dans le traitement, car il contient la même maladie dans ses propres cellules. Dans ces cas, on aura besoin d’un échantillon d’une personne qui ne souffre pas des mêmes conditions.
MYTHE 3

<< LES PETITS ÉCHANTILLONS NE VALENT PAS LA PEINE D’ÊTRE CONSERVÉS >>

RÉALITÉ 

*Les médecins transplantologues estimeront le nombre de cellules souches nécessaires (dose de cellules) pour traiter un malade en fonction de son poids. Cela signifie que des échantillons plus petits peuvent traiter d’une manière efficace une plus petite personne ou un enfant. D’après les statistiques, certaines formes de leucémie touchent plus souvent des enfants < 6 ans. Il est très possible que les plus petits échantillons assurent une thérapie satisfaisante à ces enfants.

Dans plusieurs centres, les greffes pour les personnes corpulentes sont maintenant réalisées régulièrement à partir de deux échantillons de sang ombilical. Des échantillons plus petits peuvent être utilisés avec d’autres pour obtenir une dose de cellules satisfaisante. Les cellules des deux échantillons semblent s’entraider pour stimuler la prise de greffe. Une fois que la prise de greffe a lieu, un des échantillons de sang ombilical semble « avoir le dessus » et seules ses cellules continuent à agir dans le corps du malade.

*D’autres projets de recherche scientifique portent sur l’amplification des cellules qui permet d’obtenir plus de cellules souches à partir d’un seul échantillon. Ceci permettra aux médecins transplantologues d’utiliser un seul échantillon pour traiter des personnes corpulentes ou pour effectuer plusieurs greffes à partir de l’échantillon.

*Des essais cliniques utilisant des unités amplifiées sur des malades ont démontré une réduction du temps de prise de greffe, une réduction des taux de rejet et une augmentation en général des taux de survie sans récidive.
RÉFÉRENCES : Delaney C – Expansion, Wagner J – Double cord transplants

MYTHE 4

<< LES BANQUES PRIVÉES AFFAIBLISSENT LE SYSTÈME DE BANQUES PUBLIQUES >>

RÉALITÉ 
*Les États-Unis enregistrent plus de 4,1 millions de naissances par an. Le Canada en a plus de 357 000 millions par an. Actuellement, moins de 5 % de tous les parents conservent leur sang ombilical dans une banque privée. Donc, il y a plus d’échantillons disponibles que nécessaire pour permettre aux parents de conserver aussi bien dans une banque privée que publique. Les banques privées et publiques doivent travailler ensemble pour sensibiliser les parents aux choix qui leur sont offerts. Les parents doivent avoir le choix de conservation du sang ombilical de leurs enfants. 
MYTHE 5

<< LA PROBABILITÉ D’UTILISATION D’UN ÉCHANTILLON DE SANG OMBILICAL EST TRÈS INFIME >>

RÉALITÉ 

*Certains ont indiqué que la probabilité d’utilisation d’un échantillon de sang ombilical est de 1 sur 10 000. D’autres parlent de 1 sur 2 700. Toutefois, une étude récente et exhaustive de la documentation n’a pas pu trouver les sources de ces statistiques, ni de l’information sur la façon dont ces chiffres ont été obtenus. Il pourrait s’agir d’estimations qui se sont propagées en rumeur plutôt que de faits scientifiques. Un article récent par Neitfeld et autres, (2008) estime que la probabilité qu’une personne ait recours à un échantillon de sang ombilical conservé avant d’atteindre l’âge de 70 ans est de 1 sur 400, en tenant compte les traitements en vigueur.

*À l’heure actuelle, les cellules souches du sang de cordon peuvent traiter environ 70 différentes maladies. À l’avenir, ce chiffre pourrait diminuer si des traitements pharmaceutiques sont découverts. Également, cette probabilité augmentera si d’autres applications de traitements sont découvertes. La réalité demeure que dans les cinq dernières années des centaines de millions de dollars ont été consacrés dans le monde à la recherche sur les cellules souches du sang de cordon ombilical. La plupart des scientifiques et médecins transplantologues espèrent que de nouvelles applications de traitements en découleront. Les recherches dans l’utilisation du sang ombilical portent sur le traitement de maladies courantes comme le diabète, les maladies du cœur, les ACV, l’infirmité motrice cérébrale, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et les traumatismes médullaires. Le recours au sang ombilical pour traiter n’importe laquelle de ces maladies augmentera de toute évidence la probabilité d’utilisation d’un échantillon.

RÉFÉRENCES : Neitfeld et autres, Biology of Bone and Marrow Transplantation, 2008

MYTHE 6

<< TOUS LES CANADIENS PEUVENT FAIRE UN DON DU SANG OMBILICAL DE LEUR ENFANT À UNE BANQUE PUBLIQUE. >>

RÉALITÉ 
*La réalité, malheureusement, est que la plupart des Canadiens n’ont pas accès à un programme de conservation dans une banque publique. Même si les parents voulaient faire un don de leur échantillon de sang de cordon, peu de banques publiques seraient en mesure de l’accepter. Sans l’aide du gouvernement, l’accès aux banques publiques est limité pour les parents, les scientifiques et les transplantologues. Les mères qui accouchent dans certains hôpitaux de Montréal ou de Québec peuvent faire un don de leur sang ombilical à la banque publique de Héma Québec. Actuellement, les femmes qui accouchent dans la région de Toronto ont accès à Victoria Angel Registry of Hope, mais le nombre de parents qui peuvent être acceptés est limité en raison du manque de fonds. Certains parents peuvent avoir accès à la banque publique de sang ombilical de l’Alberta. Tous les autres parents doivent soit conserver leur échantillon de sang ombilical dans des banques privées, soit les jeter dans les déchets médicaux.
MYTHE 7

<< LA CONSERVATION DANS UNE BANQUE PRIVÉE COÛTE BEAUCOUP >>

RÉALITÉ 
*Coûts approximatifs pour conserver dans un banque privée canadienne :
Trousse et inscription : 140 $
Traitement du sang ombilical, tous les examens médicaux et entreposage pour la première année : 960 $ (3 versements de 320 $)
Entreposage : 125 $ par an (Sujet au changement)
MYTHE 8

<< LES PERSONNES D’ORIGINE ETHNIQUE MIXTE DOIVENT FAIRE UN DON DE LEUR SANG OMBILICAL >>

RÉALITÉ 
*Les parents issus de minorités ethniques doivent prendre une décision tout comme les autres parents pour soit conserver l’échantillon de leur enfant pour l’utilisation familiale, soit d’en faire un don à une banque publique à des fins de recherche ou médicales. Les banques publiques ne conservent qu’une partie des échantillons qui leur sont offerts par les parents. Par conséquent, en réalité, la grande partie des échantillons ne sera pas conservée, ni disponible pour un traitement médical. Les enfants des parents d’origine ethnique mixte ont des profils HLA très particuliers. Il y a de fortes chances qu’à l’avenir ils ne trouveront pas de donneur compatible de moelle osseuse ou de sang ombilical, le cas échéant. Si l’échantillon est conservé pour être utilisé par la famille, il y a 50 % de probabilité qu’il soit compatible avec un frère ou une sœur. À moins que les banques publiques ne conservent plus d’échantillons, nous recommandons à ces parents de conserver l’échantillon de leur enfant dans une banque privée. Si, toutefois, ils ne peuvent pas le faire, nous les encourageons vivement à donner leur échantillon à une banque publique.